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Plan du site


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| La Façade |
Il
est de style roman. La maçonnerie est constituée de petits blocs de
pierre taillée coupés par de lignes transversales plus sombres. Les
corniches et les frises sont en briques, en dents de scie. Une série
de petits arceaux en relief soutenus de lésènes et de petits blocs
de marbre orne tous les murs extérieurs; entre eux sont percées des
fenêtres, closes par des dalles de marbre ajourées. Dans la partie
supérieure de la façade une série de petits arceaux gothiques
rappelle les modifications subies tandis qu'au centre on note une
belle rosace de marbre.
A droite, solennel, s'élève le clocher roman, à six étages de
triples arcatures ornées de colonnettes, avec
des plaques polychromes en céramique.
Devant l'église fût érigée, au XIXe siècle, une fontaine
liturgique en forme de petit temple gothique. C'est à cet endroit
que le 6 janvier se déroule la célébration solennelle de la
bénédiction de l'eau, en souvenir du baptême du Christ dans le
Jourdain. |
| L'Atrium |
On
entre dans la basilique par un pronaos (atrium), dont les
quatre colonnes soutiennent les architraves. De là, on accède au
Narthex (vestibule), destiné aux catéchumènes, aux rites
d'initiation chrétienne et à d'autres célébrations.
A gauche, se trouve le font baptismal en marbre, oeuvre du XIe
siècle, avec des figures symboliques en bas-relief: l'homme se
dépouille de ses vêtements, c'est-à-dire du péché; il plonge dans
l'eau du baptême puis, transformé en poisson, figure symbolique du
Christ, il est repêché. |
| Le Portail |
Du
Narthex on accède à la nef centrale de l'église par un
splendide portail en marbre, aux chambranles finement sculptés et
aux battants de cèdre sculptés eux aussi.
Sur l'architrave sont inscrits les vers de St. Théodore Stoudite:
"Vous qui êtes sur le point d'entrer dans la maison de Dieu,
laissez dehors vos préoccupations terrestres".
Au dessus une mosaïque figurant le Christ entre la Vierge et St.
Jean Baptiste et, en bas, plus petit, l'abbé qui fit faire la
mosaïque, que l'on peut dater entre XIIe et XIIIe
siècle. |
| L'Intérieur |
En
entrant dans le sanctuaire on remarque un notable changement de
style. En effet, en 1754, le cardinal G.
Guadagni fit transformer presque complètement l'église,
couvrant de stucs baroques les murs jadis ornés de fresques et les
colonnes de marbre. De l'antique splendeur il reste bien peu: la
mosaïque de l'arc trionphal et le parterre.
Le parterre polychrome est l'unique
reste d'un ensemble d'oeuvres cosmatesques du XIIIe s.,
comprenant l'autel, le ciborium, la «schola cantorum», l'ambon,
toutes démolies et dispersées (on en conserve une petite partie au
musée). Quelques petites fenêtres, ouvertes récemment dans les
pilastres, font voir le marbre cannelé des colonnes antiques.
En 1577 le cardinal Alexandre Farnèse fit édifier le plafond actuel
à caissons après avoir démoli l'ancien à échafaudages.
Au fond de la nef gauche, à partir de l'entrée de la Basilique, la
pierre tombale avec les armoiries du pape Benoit IX des comtes de
Tusculum. Celui-ci, après une vie tumultueuse, sur un conseil
paternel de St. Barthélemy, aurait abdiqué et se serait retiré dans
ce monastère, où il serait mort pieusement en 1056 et aurait été
enseveli dans le sanctuaire. |
| L'Arc trionphal |
La
mosaïque de l'arc trionphal représente les douze apôtres à la
Pentecôte. C'est une oeuvre byzantine de la fin du XIIe
s. Au dessus on aperçoit des restes de fresques des XIIe
et XIIIe siècles (dont une bonne partie se trouve au
musée). |
| L'Iconostase et Le Vima |
En
1665, le Card. F. Barberini confia à Bernin la construction du
maître-autel majeur (Vima), riche en marbres précieux et en
sculptures, avec deux grands anges en adoration devant l'Icône de la
Mère de Dieu: le projet de Bernin fut réalisé par son disciple
Antoine Giorgetti.
À ce temps-là l'autel était de forme latine, rectangulaire, puis,
selon les exigeances du rite byzantin, on reconstruisit l'antique
autel carré, placé derrière la grandiose construction du Bernin, qui
prit ainsi l'aspect d'une iconostase orientale. A travers les trois
portes qui ne s'ouvrent que pendant les saintes Liturgies, on voit
l'autel surmonté d'un baldaquin d'où pend une colombe en argent pour
la garde du Saint-Sacrement. |
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